Comment soigner une mycose vaginale avec des remèdes naturels ? Mamie Suzanne, juillet 13, 2025juillet 20, 2025 Table of Contents Toggle Comprendre la mycose vaginaleQu’est-ce qu’une mycose vaginale ?Symptômes d’une mycose vaginale : comment la reconnaître ?Causes et facteurs de risque de mycose vaginaleRemèdes naturels pour soulager une mycose vaginaleLe yaourt nature : un allié pour la flore vaginaleL’ail : propriétés antifongiques et utilisationLe vinaigre de cidre : rééquilibrer le pH vaginalL’huile de coco : vertus hydratantes et apaisantesHuiles essentielles : tea tree, lavande, etc. (précautions d’emploi)Probiotiques : restaurer l’équilibre de la flore vaginaleAutres remèdes naturels : bicarbonate de soude, aloe vera…Prévention des mycoses vaginalesHygiène intime : conseils pour une toilette adaptéeChoix de la lingerie : privilégier les matières naturelles et respirantesAlimentation : limiter la consommation de sucres et de levuresQuand consulter un médecin ?Traitements médicauxAntifongiques locaux (crèmes, ovules)Antifongiques oraux (comprimés) Comprendre la mycose vaginale Qu’est-ce qu’une mycose vaginale ? Une mycose vaginale est une infection fréquente, généralement causée par un champignon appelé Candida albicans. Cette levure, naturellement présente dans le vagin, peut parfois proliférer de manière excessive, provoquant divers symptômes désagréables. On parle alors de mycose. Bien qu’elle soit bénigne dans la plupart des cas, elle nécessite une attention particulière pour éviter les récidives. Symptômes d’une mycose vaginale : comment la reconnaître ? Les mycoses vaginales s’accompagnent souvent de démangeaisons, de brûlures, de pertes blanchâtres épaisses, parfois comparées à du lait caillé, et d’une irritation de la vulve. Ces symptômes peuvent être gênants au quotidien et s’intensifient souvent après les rapports sexuels ou en période de règles. Il est important de consulter un médecin si les signes persistent. Causes et facteurs de risque de mycose vaginale Les facteurs favorisant l’apparition d’une mycose sont nombreux : prise d’antibiotiques, déséquilibre de la flore vaginale, port de sous-vêtements en matières synthétiques, excès de sucres dans l’alimentation, grossesse, stress ou encore système immunitaire affaibli. Le Candida albicans peut également proliférer à la suite d’un déséquilibre du pH vaginal. Remèdes naturels pour soulager une mycose vaginale Avant toute chose, il est essentiel de rappeler que ces remèdes naturels ne remplacent pas un traitement médical prescrit. Toutefois, en complément, ils peuvent soulager efficacement les symptômes et favoriser un meilleur équilibre de la flore. Le yaourt nature : un allié pour la flore vaginale Le yaourt nature non sucré, riche en lactobacilles, peut aider à restaurer l’équilibre de la flore vaginale. Appliqué en couche fine sur la vulve, il apaise les irritations et freine la prolifération du candida. Ce remède naturel est à utiliser une fois par jour, en externe, pendant quelques jours. Il peut aussi être pris par voie orale pour soutenir le système digestif. L’ail : propriétés antifongiques et utilisation L’ail est un antifongique naturel puissant. Utilisé depuis des siècles pour traiter les infections, il est particulièrement efficace contre les mycoses. On peut consommer une gousse d’ail cru par jour ou l’écraser dans un peu d’huile végétale (comme l’huile de coco) pour l’appliquer autour de la muqueuse externe (jamais à l’intérieur du vagin). Le vinaigre de cidre : rééquilibrer le pH vaginal Le vinaigre de cidre contribue à rétablir un pH légèrement acide dans la zone intime, ce qui limite la prolifération des champignons. Diluez une cuillère à soupe dans un verre d’eau tiède et utilisez cette solution pour un lavage externe doux une fois par jour. Attention à bien rincer et à ne pas pratiquer de douches vaginales. L’huile de coco : vertus hydratantes et apaisantes Riche en acide laurique, l’huile de coco est antifongique, apaisante et protectrice. Appliquée sur la vulve, elle calme les irritations et crée une barrière naturelle contre les infections. C’est l’un des remèdes les plus doux et les plus efficaces pour la mycose vaginale. Huiles essentielles : tea tree, lavande, etc. (précautions d’emploi) Certaines huiles essentielles, en particulier celle de tea tree (arbre à thé), possèdent des propriétés antifongiques puissantes. Elles peuvent être utilisées contre les mycoses vaginales, mais avec prudence. Mélangez 1 goutte d’huile essentielle de tea tree à une cuillère d’huile de coco ou d’huile d’olive, puis appliquez délicatement sur la zone externe du vagin. La lavande vraie, quant à elle, est connue pour ses effets calmants et anti-inflammatoires. Elle peut aussi être utilisée en diffusion ou en bain de siège tiède. Attention : l’usage des huiles essentielles est contre-indiqué pendant la grossesse et nécessite un avis médical si vous êtes sensible ou sujette aux allergies. ⚠️ Ne jamais appliquer une huile essentielle pure sur la muqueuse ou à l’intérieur du vagin. Probiotiques : restaurer l’équilibre de la flore vaginale Les probiotiques sont indispensables pour renforcer la flore vaginale et prévenir les récidives. On les trouve sous forme de gélules, de sachets ou même d’ovules vaginaux, disponibles en pharmacie. Ils contribuent à restaurer un bon équilibre et à empêcher la prolifération du candida albicans. Certains aliments fermentés comme le yaourt, la choucroute crue ou le kéfir sont aussi d’excellents apports naturels en lactobacilles. Autres remèdes naturels : bicarbonate de soude, aloe vera… Bicarbonate de soude : alcalinisant doux, il peut aider à rééquilibrer le pH vaginal. Une petite cuillère diluée dans de l’eau tiède peut être utilisée en bain de siège de courte durée (5 à 10 minutes). Aloe vera : connu pour ses propriétés apaisantes, il soulage les irritations de la muqueuse vaginale. Utilisez un gel 100 % pur, sans additifs, en usage externe. Prévention des mycoses vaginales Hygiène intime : conseils pour une toilette adaptée Une bonne hygiène est essentielle, mais un excès de nettoyage peut aggraver la situation. Utilisez un produit lavant doux, sans savon ni parfum, avec un pH adapté à la zone intime (environ 5). Une toilette par jour suffit. Évitez absolument les douches vaginales et les lingettes parfumées. Choix de la lingerie : privilégier les matières naturelles et respirantes Les sous-vêtements en coton permettent à la peau de respirer et limitent l’humidité qui favorise les infections. Changez de culotte tous les jours et évitez les pantalons trop serrés. Après le sport ou la piscine, changez rapidement de tenue pour éviter un environnement humide prolongé au niveau du vagin. Alimentation : limiter la consommation de sucres et de levures Une alimentation riche en sucres simples nourrit le candida albicans. Réduisez donc les pâtisseries, sodas, bonbons, et misez sur une alimentation variée, riche en fibres, légumes frais, céréales complètes, légumineuses et probiotiques naturels. Cela soutient le système immunitaire et la santé globale. Quand consulter un médecin ? Il est crucial de consulter un médecin si : les symptômes persistent au-delà de 5 à 7 jours malgré les remèdes naturels, vous êtes enceinte, vous avez des mycoses vaginales à répétition (plus de 3 par an), les pertes deviennent verdâtres, très abondantes ou odorantes, vous ressentez de la fièvre, des douleurs intenses ou une gêne importante. Une infection plus grave, ou d’une autre origine (comme une IST), peut alors être en cause. Traitements médicaux Antifongiques locaux (crèmes, ovules) Les antifongiques locaux sont souvent prescrits en premier lieu : ovules vaginaux, crèmes à appliquer sur la vulve, voire combinés. Ils agissent rapidement contre les mycoses vaginales, généralement en 1 à 3 jours. Antifongiques oraux (comprimés) Dans certains cas (récidives, échec des traitements locaux), un traitement oral est envisagé. Il est souvent à base de fluconazole et nécessite une prescription. L’automédication n’est pas recommandée, car un mauvais usage peut favoriser les résistances. Santé & Bien-être